LE CARNET DES PETITS DÉCLICS
Quand ça
bloque.En CM1
Un petit déclic.
Un moment ensemble.
Situer les fractions, comparer les décimaux, distinguer aire et contour, expliquer sa lecture.
pour le CM1
À CHAQUE BLOCAGE, UNE PREMIÈRE PISTE
Qu’est-ce qui coince
en CM1 ?
Choisissez la situation qui ressemble
à votre moment de devoirs.
Nombres, calcul et mesures
4 ateliersLecture, écriture et devoirs
3 ateliersLecture · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il lit les mots sans raconter ce qu’il a lu
Passer des mots à la scène racontée, puis distinguer ce que le texte dit de ce qu’on peut en déduire.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- Déchiffrer : retrouver les mots écrits.
- L’enfant utilise notamment les liens entre lettres et sons pour lire les mots. Cette recherche peut lui demander beaucoup d’efforts.
- Comprendre ce qui est écrit : savoir qui fait quoi.
- Il faut connaître le sens des mots et relier les phrases. Dans « Zoé enfile ses bottes. Elle ouvre son parapluie. », « Elle » désigne Zoé. Enfiler les bottes et ouvrir le parapluie sont deux actions dites par le texte.
- Déduire : proposer une idée à partir d’indices.
- Un indice est un détail qui aide à comprendre. Ici, les bottes et le parapluie peuvent faire penser à la pluie. Mais le texte ne dit pas qu’il pleut : c’est une hypothèse, c’est-à-dire une explication possible, à distinguer d’une information écrite.
Un exemple pour comprendre « Qui ouvre le parapluie ? » : Zoé ; on peut le retrouver dans les phrases. « Quel temps pourrait-il faire ? » : on peut penser qu’il pleut, en s’appuyant sur le parapluie. La première réponse retrouve une information en reliant « Elle » à Zoé ; la seconde propose une hypothèse. L’atelier utilise ensuite un autre personnage, Lina.
Le point à garder en tête Si votre enfant donne une idée sans lien avec le passage, demandez : « Quels mots t’y font penser ? » et relisez ensemble. Expliquez un mot inconnu. Si vous lisez à sa place, vous travaillez la compréhension d’un texte entendu ; cela ne vérifie pas sa lecture autonome.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table L’exemple avec Lina présenté sur cette page, une feuille et un crayon. Un texte du cahier pourra servir pour prolonger.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
Lina pose son manteau mouillé. Elle ferme son parapluie.
Vous pouvez lui dire
« Qu’est-ce que tu vois dans ta tête ? On peut retourner aux mots pour vérifier. »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Qu’as-tu imaginé en lisant ? »
« Y a-t-il un mot ou un passage que tu voudrais regarder avec moi ? »
Montrer ensemble
Lisez les deux phrases de l’exemple avec Lina. Pour ce premier essai, gardez ce même texte.
Proposez de mimer ou de dessiner ce que fait Lina.
Montrez ensemble les mots qui permettent de comprendre la scène.
Le laisser essayer
Demandez : « Que fait Lina ? »
Puis : « Quel temps pourrait-il faire dehors ? Quels mots te donnent cette idée ? »
Relisez autant que nécessaire. Accueillez plusieurs idées si elles s’appuient sur le texte.
Le repère pour le parent
Lina pose son manteau et ferme son parapluie. On peut penser qu’il pleut ou qu’il a plu, grâce au manteau mouillé et au parapluie. C’est une hypothèse : le texte ne dit pas le temps avec certitude. Écoutez les autres idées appuyées sur le texte.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant revient à un mot du texte pour expliquer son idée, avec votre aide si nécessaire.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Le retour aux mots, une explication ou votre lecture à voix haute l’aide-t-il à raconter ? Ce sont des aides à décrire, pas un résultat à noter.
Adapter si c’est encore difficile
Choisissez un texte accessible, déjà rencontré si besoin. Lisez-le vous-même si déchiffrer fatigue ; vous travaillez alors la compréhension d’un texte entendu.
En parler avec l’enseignant
Si cela revient avec des textes adaptés, indiquez ce qui aide ou fatigue votre enfant et demandez quels textes et quelles questions reprendre.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Leçons · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il a relu sa leçon mais ne s’en souvient plus
Distinguer comprendre, se rappeler et réciter pour savoir ce qu’on attend de l’enfant.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- Comprendre : donner du sens à ce qu’on apprend.
- L’enfant peut chercher à expliquer l’idée avec ses mots, montrer un exemple ou faire un dessin. Si un mot de la leçon est inconnu, on l’explique avant de demander de le retenir.
- Se rappeler : retrouver l’idée sans le modèle sous les yeux.
- Relire permet de regarder à nouveau la leçon. Cacher un petit passage permet ensuite d’essayer de retrouver ce qu’il dit, puis de rouvrir pour vérifier. Reconnaître la phrase quand on la lit et la retrouver seul sont deux tâches différentes.
- Réciter : redire les mots exacts quand c’est demandé.
- Pour une poésie, les mots et leur ordre peuvent être attendus ; pour une autre leçon, il peut être demandé d’expliquer ou de savoir utiliser une idée. Le cahier et l’enseignant permettent de vérifier ce qu’il faut apprendre et comment le restituer.
Un exemple pour comprendre Si la notion est déjà étudiée, lisez « Un triangle a trois côtés ». Cahier ouvert, montrez les trois côtés d’un dessin. Cachez ensuite la phrase et le dessin, puis demandez de rappeler combien de côtés a un triangle. Rouvrez pour vérifier. Vous distinguez ainsi le moment où l’on explique de celui où l’on essaie de se rappeler.
Le point à garder en tête Si votre enfant ne retrouve qu’un morceau, partez de ce qu’il dit : « Qu’est-ce que tu sais déjà ? Regardons le cahier pour compléter. » Un indice ou un dessin peut aider. Une bonne réponse aujourd’hui ne garantit pas que tout est retenu durablement ; reprenez brièvement un autre jour, sans note.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Le cahier et une feuille pour cacher un petit passage.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
- Lire une petite idée du cahier.
- Cacher ce passage.
- Raconter, montrer ou dessiner ce qui revient.
- Vérifier en rouvrant le cahier.
Vous pouvez lui dire
« Dis-moi ce qui te revient. Après, on rouvrira le cahier pour compléter. »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Qu’est-ce qui te revient déjà ? »
« Quelle image ou quel mot du cahier pourrait t’aider ? »
Montrer ensemble
Choisissez une seule idée déjà étudiée, puis lisez-la ensemble.
Cachez ce petit passage avec une feuille.
Invitez votre enfant à raconter, montrer ou dessiner ce qu’il retient. Rouvrez pour compléter.
Le laisser essayer
Si cela a été étudié, lisez : « Une semaine compte sept jours. »
Cachez la phrase. Demandez combien de jours compte une semaine, puis vérifiez ensemble.
Reprenez brièvement cette idée un autre jour, sans exiger que tout soit retenu ce soir.
Le repère pour le parent
Une semaine compte sept jours. Pour la leçon de votre enfant, le cahier sert de référence. Une réponse incomplète permet de choisir ce qu’on reprend ensemble ; ce n’est pas une interrogation notée.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant retrouve un élément avec un indice ou sait quoi retourner regarder dans le cahier.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Un mot repère, un dessin ou le retour au cahier aide-t-il à retrouver l’idée ?
Adapter si c’est encore difficile
Choisissez un passage court et autorisez une réponse orale ou dessinée. Arrêtez si la fatigue monte, même si tout n’est pas retenu.
En parler avec l’enseignant
Si les reprises courtes restent difficiles, demandez quelle quantité apprendre et quelle manière de se rappeler la leçon est utilisée en classe.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Nombres · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il pense que 3,05 est plus grand que 3,5
Donner du sens à la place des chiffres après la virgule.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- La virgule sépare la partie entière et la partie décimale.
- Après la virgule, le premier chiffre indique les dixièmes, le deuxième les centièmes. Leur place compte.
- Un dixième vaut dix centièmes.
- On peut écrire cinq dixièmes comme cinquante centièmes : 0,5 = 0,50. Ajouter ce zéro à droite ne change pas la valeur.
- Comparer les mêmes unités.
- Quand les parties entières sont égales, on peut comparer dixièmes puis centièmes, ou écrire les deux nombres en centièmes.
Un exemple pour comprendre 3,5 = 3,50 : trois unités et cinquante centièmes. 3,05 représente trois unités et cinq centièmes. Donc 3,5 > 3,05.
Le point à garder en tête Ne comparez pas seulement 5 et 05 comme des nombres entiers placés après la virgule. Alignez les rangs et utilisez les représentations du cahier.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Une feuille, un crayon et le tableau de numération du cahier s’il est disponible.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
3,5 = 3,50
| Rang | 3,50 | 3,05 |
|---|---|---|
| Unités | 3 | 3 |
| Dixièmes | 5 | 0 |
| Centièmes | 0 | 5 |
3,5 > 3,05
Vous pouvez lui dire
« Les parties entières sont-elles les mêmes ? Comparons les dixièmes, puis les centièmes. »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Que représente le premier chiffre après la virgule ? »
« Comment écrire le même nombre avec un zéro à droite ? »
Montrer ensemble
Écrivez 3,5 et 3,05 en alignant les virgules.
Écrivez 3,5 aussi sous la forme 3,50, sans changer sa valeur.
Comparez 50 centièmes et 5 centièmes : 3,5 est plus grand.
Le laisser essayer
Écrivez 2,4 et 2,35 en alignant les virgules.
Complétez si utile l’écriture de 2,4 avec un zéro à droite.
Comparez les parties entières, puis les dixièmes ou les centièmes.
Le repère pour le parent
2,4 = 2,40 ; 40 centièmes sont plus grands que 35 centièmes. Donc 2,4 > 2,35.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant repère la virgule et compare des chiffres de même rang, avec votre aide.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Un tableau ou l’alignement des virgules aide-t-il à comparer les mêmes rangs ?
Adapter si c’est encore difficile
Commencez seulement si les dixièmes et centièmes ont été étudiés. Suivez la représentation et le vocabulaire du cahier.
En parler avec l’enseignant
Si les rangs décimaux restent difficiles, demandez à l’enseignant quel tableau ou matériel la classe utilise.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Calcul · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il confond partager et faire des paquets
Comparer deux questions avec les mêmes objets.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- Partager équitablement : chercher combien chacun reçoit.
- On connaît le nombre d’objets et le nombre de personnes ; on cherche la même quantité pour chaque personne.
- Faire des groupes égaux : chercher combien de groupes on peut former.
- On connaît le nombre d’objets et la taille de chaque groupe ; on cherche le nombre de groupes.
- Diviser : un calcul, deux questions possibles.
- Le signe ÷ se lit « divisé par ». Dans les exemples ci-dessous, 12 ÷ 3 = 4 permet de trouver soit les objets reçus par personne, soit le nombre de paquets. La question donne le sens de la réponse.
Un exemple pour comprendre Douze jetons partagés entre trois personnes donnent quatre jetons par personne. Avec les mêmes douze jetons, on peut former quatre paquets de trois jetons. Dans les deux cas, 12 ÷ 3 = 4 ; l’unité de la réponse change.
Le point à garder en tête Si l’enfant répond seulement « quatre », demandez « quatre quoi ? » et montrez les personnes ou les paquets. Il s’agit ici de partages exacts ; ne présentez pas cet exemple comme une règle sur tous les partages.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Douze jetons ou petits objets ; deux ou trois papiers peuvent représenter les personnes.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
Partager entre 3 personnes
12 jetons partagés entre 3 personnes : 4 jetons chacune.
Former des paquets de 3
12 jetons par paquets de 3 : 4 paquets.
Vous pouvez lui dire
« Cherchons-nous les objets pour chacun ou le nombre de paquets ? »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Que connaissons-nous déjà ? »
« Cherchons-nous une quantité par personne ou un nombre de paquets ? »
Montrer ensemble
Partagez douze jetons en trois parts égales : comptez les jetons de chaque part.
Reprenez les douze jetons et formez des paquets de trois ; comptez les paquets.
Dites les deux réponses avec leur unité : quatre jetons par personne, puis quatre paquets.
Le laisser essayer
Partagez dix jetons entre deux personnes : combien de jetons chacune reçoit-elle ?
Reprenez les dix jetons et faites des paquets de deux : combien de paquets obtenez-vous ?
Demandez si la réponse compte des jetons pour chaque personne ou des paquets.
Le repère pour le parent
Dix jetons partagés entre deux personnes donnent cinq jetons par personne. Dix jetons rangés en paquets de deux donnent cinq paquets. Dans chaque cas, 10 ÷ 2 = 5 ; la réponse ne désigne pas la même chose.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant montre une part ou un paquet et dit ce qu’il a compté.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Les objets aident-ils à préciser si l’on compte des jetons par personne ou des paquets ?
Adapter si c’est encore difficile
Utilisez des quantités déjà étudiées et la représentation du cahier. Vous pouvez commencer par une seule des deux questions.
En parler avec l’enseignant
Si ces deux situations restent difficiles à distinguer, demandez à l’enseignant comment la classe les représente.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Grandeurs · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il confond aire et périmètre
Suivre le tour, puis mesurer la surface avec des carrés.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- Le périmètre mesure le tour d’une figure.
- Pour le rectangle de cet atelier, on additionne les longueurs des quatre côtés. Le périmètre s’exprime avec une unité de longueur, par exemple le centimètre.
- L’aire mesure une surface.
- On peut compter les carrés d’un centimètre de côté qui couvrent la figure sans trou ni chevauchement. Chacun vaut un centimètre carré, noté cm².
- Le tour et la surface répondent à deux questions différentes.
- Pour un rectangle quadrillé en carrés de 1 cm de côté, compter les cases donne son aire ; suivre ses bords permet de trouver son périmètre.
Un exemple pour comprendre Un rectangle de 4 cm sur 2 cm a pour périmètre 4 + 2 + 4 + 2 = 12 cm. Il contient huit carrés de 1 cm de côté : son aire est 8 cm².
Le point à garder en tête Si les deux mesures sont mélangées, suivez d’abord le bord avec le doigt, puis comptez les cases à l’intérieur. Ne donnez pas la même unité aux deux réponses.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Une feuille, un crayon et une règle : préparez ou tracez un petit quadrillage avec des cases de 1 cm de côté. Les carreaux du cahier n’ont pas forcément cette taille.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
Longueur : 4 cmLargeur : 2 cm
Périmètre : 12 cm · Aire : 8 cm²
Vous pouvez lui dire
« Montre-moi le tour avec ton doigt, puis les petits carrés à l’intérieur. »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Où est le tour de la figure ? »
« Que représentent les cases à l’intérieur ? »
Montrer ensemble
Sur un quadrillage dont les cases font 1 cm de côté, tracez un rectangle de 4 cm sur 2 cm.
Suivez les quatre côtés et additionnez leurs longueurs : 12 cm de tour.
Comptez les huit cases à l’intérieur : 8 cm² de surface.
Le laisser essayer
Tracez sur le même quadrillage un rectangle de 3 cm sur 2 cm.
Cherchez la longueur de son tour, puis comptez les cases qu’il contient.
Donnez une unité à chaque réponse et vérifiez avec le cahier.
Le repère pour le parent
Pour 3 cm sur 2 cm : le périmètre est 3 + 2 + 3 + 2 = 10 cm ; l’aire est de six carrés de 1 cm de côté, soit 6 cm².
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant montre séparément un bord et une case intérieure.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Le geste sur le bord ou le comptage des cases aide-t-il à distinguer les deux mesures ?
Adapter si c’est encore difficile
Commencez par la notion déjà étudiée : le tour seul ou les cases seules. Gardez les unités et la méthode du cahier.
En parler avec l’enseignant
Si distinguer les deux mesures reste difficile, demandez à l’enseignant quels supports et quelles unités sont utilisés en classe.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Grammaire · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il ne trouve pas le verbe dans la phrase
Comprendre ce qu’est un verbe, y compris lorsqu’il ne désigne pas une action, et utiliser un changement de temps.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- Le verbe : il peut raconter une action ou exprimer un état.
- Dans « Nino chante », chante indique une action. Dans « Le ciel est gris », le mot « est » est aussi un verbe : il relie le ciel à son état. Chercher seulement « ce que l’on fait » ferait oublier certains verbes.
- Un verbe conjugué : une forme utilisée dans une phrase.
- Chante et chantera sont deux formes du verbe chanter. Est et sera sont deux formes du verbe être. L’infinitif est le nom du verbe que l’on trouve dans le dictionnaire : chanter, être. Les formes conjuguées ne se ressemblent pas toujours.
- Changer le temps : un indice pour repérer le verbe.
- En racontant la même chose pour demain, « Nino chante » devient « Nino chantera ». Dans ces phrases simples, le mot qui change est le verbe conjugué. On garde le même personnage et la même idée pour comparer.
Un exemple pour comprendre « Aujourd’hui, Nino chante. Demain, Nino chantera. » Comparez chante et chantera. Puis : « Aujourd’hui, le ciel est gris. Demain, le ciel sera gris. » Comparez est et sera : le mot « est » est bien un verbe, même si personne ne fait une action.
Le point à garder en tête Les mots aujourd’hui et demain changent aussi dans notre formulation : ils servent à annoncer le moment. Comparez surtout les morceaux « Nino chante / Nino chantera » et « le ciel est gris / le ciel sera gris ». Si votre enfant transforme mal la phrase, dites vous-même la nouvelle phrase ; il peut ensuite comparer. Restez ici sur un verbe en un seul mot, sans temps composé ni phrase à plusieurs verbes.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Une feuille et deux crayons, ou simplement les phrases lues à voix haute.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
Une action : Nino chante. → Nino chantera.
Un état : Le ciel est gris. → Le ciel sera gris.
Aujourd’hui → demain
Vous pouvez lui dire
« Racontons la même chose pour demain. Dans la phrase, quel mot doit changer ? »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Comment dirait-on la même chose pour demain ? »
« Quels mots restent identiques ? Quel mot change dans la phrase ? »
Montrer ensemble
Écrivez « Nino chante. » puis, en annonçant « demain », « Nino chantera. ». Lisez et comparez les deux phrases.
Soulignez chante et chantera. Expliquez qu’il s’agit du même verbe, chanter, sous deux formes.
Recommencez avec « Le ciel est gris. / Le ciel sera gris. ». Montrez que le verbe peut exprimer un état.
Le laisser essayer
Proposez « Léa danse. » puis demandez comment raconter la même chose pour demain. Vous pouvez fournir « Léa dansera. ».
Si ce premier essai est confortable, comparez aussi « Le chat est malade. / Le chat sera malade. », en précisant que la seconde phrase parle de demain.
Invitez votre enfant à montrer le verbe de chaque phrase de départ, puis vérifiez ensemble. Une seule paire peut suffire.
Le repère pour le parent
Dans « Léa danse », le verbe conjugué est danse ; il devient dansera au futur. Son infinitif est danser. Dans « Le chat est malade », le verbe conjugué est « est » ; il devient sera. Son infinitif est être. Malade ne change pas ici : il indique l’état du chat, mais ce n’est pas le verbe.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant repère le mot qui change dans une paire de phrases, même si vous avez fourni la transformation.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Peut-il comparer les deux formes et retrouver le mot de la phrase de départ ? Fournir la phrase transformée permet de travailler ce repérage sans exiger une conjugaison autonome.
Adapter si c’est encore difficile
Utilisez les phrases et les manipulations déjà travaillées dans le cahier. Le parent peut lire, écrire et proposer la transformation ; gardez le même sujet et un temps simple.
En parler avec l’enseignant
Si le repérage reste difficile, montrez la phrase qui pose problème et demandez quelle manipulation est utilisée en classe pour trouver le verbe.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Fractions · CM1 · UN ESSAI COURT, SANS NOTE
Il ne sait pas placer une fraction sur une droite
Distinguer l’unité, les intervalles et les graduations, puis placer une fraction plus grande que 1.
D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS
Comprendre avant d’aider
- L’unité : la distance de 0 à 1.
- Sur une droite graduée, on commence par repérer 0 et 1. La distance entre eux représente une unité. La même distance sépare 1 de 2. Ce n’est pas toute la ligne dessinée qui vaut forcément une unité.
- Le dénominateur : en combien de parts égales on partage l’unité.
- Dans 5/4, le 4, sous la barre de fraction, indique des quarts : on partage la distance de 0 à 1 en quatre intervalles égaux. Un intervalle est l’espace entre deux graduations successives. Il y a cinq traits pour délimiter quatre intervalles, en comptant les deux extrémités.
- Le numérateur : combien de ces parts on compte depuis 0.
- Dans 5/4, le 5, au-dessus de la barre, indique cinq quarts. Quatre quarts mènent à 1 ; un quart supplémentaire mène à 5/4. Une fraction peut donc être plus grande que 1.
Un exemple pour comprendre Pour placer 5/4, repérez 0, 1 et 2. Partagez chaque unité en quatre intervalles égaux. Depuis 0, avancez de cinq intervalles d’un quart : on arrive au premier trait après 1. Ainsi, 5/4 = 1 + 1/4 et 1 < 5/4 < 2.
Le point à garder en tête Si votre enfant compte le trait du 0 comme « un », posez le doigt sur 0 et dites : « Nous n’avons encore parcouru aucun quart. » Faites un premier déplacement jusqu’au trait suivant. S’il partage toute la ligne de 0 à 2 en quatre, remontez d’abord au segment de 0 à 1 : c’est lui qui fixe l’unité.
LE MOMENT À DEUX
Faire un premier pas
Sur la table Une feuille quadrillée, une règle et un crayon. Le parent peut tracer les graduations régulières.
UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE
Chaque unité est partagée en quatre intervalles égaux.
5/4 = 1 + 1/4
Vous pouvez lui dire
« Montre la distance qui vaut une unité. Maintenant, comptons les déplacements depuis zéro. »
À vous deux
En parler
Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.
« Où vois-tu une unité entière ? »
« Combien d’intervalles égaux y a-t-il de 0 à 1 ? »
Montrer ensemble
Sur une feuille quadrillée, tracez une ligne : placez 0, puis 1 quatre carreaux plus loin, puis 2 encore quatre carreaux plus loin.
Marquez chaque carreau : chaque petit intervalle vaut un quart d’unité. Parcourez les quatre intervalles de 0 à 1.
Repartez de 0 et comptez cinq déplacements égaux. Marquez le point 5/4, puis comparez sa position à 1 et à 2.
Le laisser essayer
Gardez la même graduation de 0 à 2 et proposez de placer 7/4 sur une nouvelle ligne identique, ou avec un autre crayon.
Invitez votre enfant à montrer l’unité, puis à compter sept déplacements d’un quart depuis 0.
Demandez entre quels nombres entiers se trouve le point. Vérifiez ensemble sans imposer de vitesse.
Le repère pour le parent
7/4 se place au troisième trait après 1, ou au premier trait avant 2. On a 7/4 = 1 + 3/4 et 1 < 7/4 < 2. Le point 2 correspond à huit quarts ; le point 0 ne compte pas comme un premier déplacement.
ET POUR LA SUITE
Repérer ce qui l’aide
C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS
Votre enfant montre l’unité ou compte les espaces parcourus plutôt que les traits.
Inutile de tout réussir aujourd’hui.
Qu’est-ce qui l’a aidé ?
Le repérage de 0 et de 1 l’aide-t-il à choisir la taille d’un quart ? Regardez la manière de compter les déplacements, pas seulement le point final.
Adapter si c’est encore difficile
Reprenez d’abord 1/4 puis 4/4 si dépasser 1 n’a pas encore été travaillé. Utilisez la graduation du cahier ; ne changez pas d’unité au milieu de l’essai.
En parler avec l’enseignant
Si votre enfant hésite entre les traits, les intervalles ou l’unité, montrez la droite utilisée et demandez quelle représentation reprendre en priorité.
« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »
Ces pistes ne permettent pas de poser un diagnostic. Les échanges se font à voix haute : aucune réponse à saisir.
Sur quels repères s’appuient ces ateliers ?
Les exemples sont des propositions d’OPLC pour les familles, à adapter avec l’enseignant. Ces ressources pédagogiques ne constituent pas une validation de chaque activité ni une évaluation de votre enfant.
- Éduscol — Le nombre au cycle 2 (PDF, ressource pédagogique de 2010)
- Éduscol — Pour enseigner la lecture et l’écriture au CE1 (PDF)
- Éduscol — Manipuler des phonèmes et des syllabes (PDF, repères pour les enseignants)
- Éduscol — Périmètre et aire (PDF, ressource pédagogique de 2016)
- Éduscol — Mathématiques au cycle 2, programme appliqué depuis 2025
- Bulletin officiel — Français et mathématiques au cycle 3, application CM1 en 2025 et CM2 en 2026
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