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LE CARNET DES PETITS DÉCLICS

Quand ça
bloque.En CP

Un petit déclic.
Un moment ensemble.

Assembler les sons, séparer les mots et comprendre les petits nombres avec des objets.

Trouver notre atelier 8 situations
pour le CP

À CHAQUE BLOCAGE, UNE PREMIÈRE PISTE

Qu’est-ce qui coince
en CP ?

Choisissez la situation qui ressemble
à votre moment de devoirs.

Nombres, calcul et mesures

3 ateliers

Lecture, écriture et devoirs

5 ateliers
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Nombres · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il mélange chiffre et nombre

Comprendre la différence entre une quantité et les signes utilisés pour écrire le nombre.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Un chiffre, c’est un signe pour écrire.
Dans notre écriture habituelle des nombres, il existe dix chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9. On les utilise seuls ou on les assemble pour écrire les nombres.
Un nombre sert, par exemple, à dire combien.
Sept jetons, douze jetons : sept et douze sont des nombres. Leur écriture en chiffres est 7 et 12. Le nombre indique ici la quantité ; les chiffres sont les signes utilisés pour l’écrire.

Un exemple pour comprendre 7 est l’écriture du nombre sept avec un seul chiffre : 7. 12 est l’écriture du nombre douze avec deux chiffres : 1 et 2. Dans les deux cas, on a bien écrit un nombre.

Le point à garder en tête Un nombre peut donc s’écrire avec un seul chiffre : les nombres ne commencent pas à 10 ! Et lire les chiffres 1 et 2 dans 12 ne signifie pas les additionner : 12 désigne douze, pas trois.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Douze jetons au maximum, deux petits papiers et un crayon. Des traits dessinés peuvent remplacer les jetons.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

7

Le nombre sept

7 jetons
Un chiffre pour l’écrire : 7

12

Le nombre douze

12 jetons
Deux chiffres pour l’écrire : 1 et 2

On compte les jetons pour connaître la quantité. On regarde l’écriture pour identifier les chiffres. Sept et douze sont tous les deux des nombres.

Vous pouvez lui dire

« Le nombre nous dit combien il y a de jetons. Les chiffres sont les signes que l’on utilise pour écrire ce nombre. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Peux-tu me montrer la quantité avec des objets ? »

    « Quels chiffres vois-tu dans le nombre écrit ? »

  2. Montrer ensemble

    Posez sept jetons et comptez-les ensemble. Sur le premier papier, écrivez 7 : « Le nombre sept s’écrit avec un seul chiffre, 7. »

    Ajoutez cinq jetons pour en avoir douze, puis recomptez ensemble. Sur le second papier, écrivez 12 : « Le nombre douze s’écrit avec deux chiffres, 1 et 2. »

    Montrez les douze objets, puis l’écriture 12. Demandez de montrer les chiffres 1 et 2, sans les additionner.

  3. Le laisser essayer

    Laissez les cartes 7 et 12 visibles. Proposez de former la collection de jetons qui correspond à chacune, l’une après l’autre.

    Pour chaque carte, demandez : « Quel nombre est écrit ? Combien y a-t-il de jetons ? »

    Puis demandez : « Avec quel chiffre, ou quels chiffres, a-t-on écrit ce nombre ? » Autorisez à montrer plutôt qu’à nommer.

Le repère pour le parent

La carte 7 correspond à sept jetons ; le nombre sept s’écrit avec le chiffre 7. La carte 12 correspond à douze jetons ; le nombre douze s’écrit avec les chiffres 1 et 2. Pour 12, on compte douze objets mais seulement deux chiffres dans son écriture.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant distingue la quantité de jetons des signes qui servent à l’écrire, même s’il a encore besoin de votre exemple.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Peut-il montrer les objets quand on parle de la quantité, puis les signes écrits quand on parle des chiffres ? Écoutez ce qu’il distingue, sans exiger une définition récitée.

Adapter si c’est encore difficile

Utilisez seulement des nombres déjà rencontrés en classe. Si 12 est nouveau, restez avec une petite quantité connue : comprendre que 7 est aussi un nombre est déjà utile. Les dizaines ne sont pas nécessaires pour ce premier essai.

En parler avec l’enseignant

Si cette distinction reste difficile, montrez un exemple à l’enseignant et demandez quel matériel et quels mots la classe utilise.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Calcul · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il s’aide toujours de ses doigts

Comprendre ce qu’on a au départ, ce qu’on ajoute et ce qu’on obtient. Les doigts restent une aide possible.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Additionner : réunir des quantités ou ajouter.
Dans l’exemple 6 + 2, on part de six objets et on en ajoute deux. Le signe + indique ici cet ajout. Le résultat, appelé la somme, est la quantité obtenue : huit objets.
Tout recompter : compter chaque objet depuis 1.
L’enfant peut réunir les six objets et les deux nouveaux, puis compter l’ensemble de 1 à 8. Les doigts peuvent représenter les objets : cette démarche permet de trouver le résultat et de le vérifier.
Surcompter : partir de la quantité déjà connue.
Si la classe travaille cette démarche, on garde six en tête et on compte seulement les deux ajouts : 7, puis 8. On avance d’un nombre pour chaque nouvel objet. Le premier ajout fait passer à 7, puisque les six objets de départ sont déjà là.

Un exemple pour comprendre Pour 6 + 2, montrez les six jetons : c’est le départ. Posez un nouveau jeton : il y en a maintenant sept. Posez le deuxième : il y en a huit. Le 2 dit combien on ajoute ; le 8 dit combien on a à la fin. Le calcul 5 + 2 sera un nouvel essai proposé ensuite.

Le point à garder en tête Si votre enfant dit « 6, 7 » en posant les deux nouveaux jetons, repartez des six jetons seuls : « Les six sont déjà là. J’en ajoute un : combien maintenant ? » Laissez-le tout recompter ou utiliser ses doigts. Le but est de comprendre l’ajout, pas de supprimer ses aides ni d’aller vite.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Huit jetons au maximum, ou simplement les doigts.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

Au départ : 6On ajoute : 2

6 + 2 = 8

Exemple montré : 6 jetons au départ, puis 2 jetons ajoutés. On obtient 8 jetons : 6 + 2 = 8. L’essai proposé ensuite, 5 + 2, est un autre calcul.

Vous pouvez lui dire

« Tu peux garder tes doigts. Montre-moi d’où tu pars et ce que tu ajoutes. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Comment as-tu trouvé le résultat ? »

    « Peux-tu montrer ce que tu ajoutes avec tes doigts ou des objets ? »

  2. Montrer ensemble

    Posez six jetons, puis ajoutez-en deux. Comptez ensemble pour vérifier.

    Si la classe le travaille, repartez de six jetons : ajoutez les deux autres un à un, en disant 7 puis 8.

    Laissez les objets et les doigts disponibles pour vérifier.

  3. Le laisser essayer

    Proposez un autre petit calcul : 5 + 2.

    Laissez votre enfant choisir sa démarche, puis montrer les deux objets ajoutés.

    Vérifiez ensemble. Compter tous les objets reste une possibilité.

Le repère pour le parent

5 + 2 = 7. Partir de 5 et dire 6, 7 est une possibilité. Recompter tous les objets ou utiliser ses doigts permet aussi de vérifier ; ne demandez pas d’abandonner une aide utile.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant montre ce qu’il ajoute ou explique un morceau de sa démarche. La vitesse ne compte pas.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Distingue-t-il la quantité de départ et ce qui est ajouté ? Écoutez sa démarche sans chronométrer.

Adapter si c’est encore difficile

Reprenez des calculs du cahier. Si compter à partir d’un nombre est nouveau, montrez une fois puis laissez les objets disponibles.

En parler avec l’enseignant

Si les calculs restent très coûteux ou les devoirs deviennent pénibles, demandez quelles aides et procédures la classe travaille.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Lecture · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il lit les mots sans raconter ce qu’il a lu

Passer des mots à la scène racontée, puis distinguer ce que le texte dit de ce qu’on peut en déduire.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Déchiffrer : retrouver les mots écrits.
L’enfant utilise notamment les liens entre lettres et sons pour lire les mots. Cette recherche peut lui demander beaucoup d’efforts.
Comprendre ce qui est écrit : savoir qui fait quoi.
Il faut connaître le sens des mots et relier les phrases. Dans « Zoé enfile ses bottes. Elle ouvre son parapluie. », « Elle » désigne Zoé. Enfiler les bottes et ouvrir le parapluie sont deux actions dites par le texte.
Déduire : proposer une idée à partir d’indices.
Un indice est un détail qui aide à comprendre. Ici, les bottes et le parapluie peuvent faire penser à la pluie. Mais le texte ne dit pas qu’il pleut : c’est une hypothèse, c’est-à-dire une explication possible, à distinguer d’une information écrite.

Un exemple pour comprendre « Qui ouvre le parapluie ? » : Zoé ; on peut le retrouver dans les phrases. « Quel temps pourrait-il faire ? » : on peut penser qu’il pleut, en s’appuyant sur le parapluie. La première réponse retrouve une information en reliant « Elle » à Zoé ; la seconde propose une hypothèse. L’atelier utilise ensuite un autre personnage, Lina.

Le point à garder en tête Si votre enfant donne une idée sans lien avec le passage, demandez : « Quels mots t’y font penser ? » et relisez ensemble. Expliquez un mot inconnu. Si vous lisez à sa place, vous travaillez la compréhension d’un texte entendu ; cela ne vérifie pas sa lecture autonome.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table L’exemple avec Lina présenté sur cette page, une feuille et un crayon. Un texte du cahier pourra servir pour prolonger.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

Lina pose son manteau mouillé. Elle ferme son parapluie.

Deux indices à regarder ensemble : le manteau est mouillé et le parapluie se ferme. Que peuvent-ils nous faire imaginer ? Le repère pour le parent propose une piste, à ouvrir après l’échange.

Vous pouvez lui dire

« Qu’est-ce que tu vois dans ta tête ? On peut retourner aux mots pour vérifier. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Qu’as-tu imaginé en lisant ? »

    « Y a-t-il un mot ou un passage que tu voudrais regarder avec moi ? »

  2. Montrer ensemble

    Lisez les deux phrases de l’exemple avec Lina. Pour ce premier essai, gardez ce même texte.

    Proposez de mimer ou de dessiner ce que fait Lina.

    Montrez ensemble les mots qui permettent de comprendre la scène.

  3. Le laisser essayer

    Demandez : « Que fait Lina ? »

    Puis : « Quel temps pourrait-il faire dehors ? Quels mots te donnent cette idée ? »

    Relisez autant que nécessaire. Accueillez plusieurs idées si elles s’appuient sur le texte.

Le repère pour le parent

Lina pose son manteau et ferme son parapluie. On peut penser qu’il pleut ou qu’il a plu, grâce au manteau mouillé et au parapluie. C’est une hypothèse : le texte ne dit pas le temps avec certitude. Écoutez les autres idées appuyées sur le texte.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant revient à un mot du texte pour expliquer son idée, avec votre aide si nécessaire.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Le retour aux mots, une explication ou votre lecture à voix haute l’aide-t-il à raconter ? Ce sont des aides à décrire, pas un résultat à noter.

Adapter si c’est encore difficile

Choisissez un texte accessible, déjà rencontré si besoin. Lisez-le vous-même si déchiffrer fatigue ; vous travaillez alors la compréhension d’un texte entendu.

En parler avec l’enseignant

Si cela revient avec des textes adaptés, indiquez ce qui aide ou fatigue votre enfant et demandez quels textes et quelles questions reprendre.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Consignes · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il ne sait pas quoi faire avec la consigne

Repérer le geste demandé, ce sur quoi il faut agir et l’ordre des actions.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

L’action : le geste demandé.
Entourer, c’est tracer une boucle autour. Souligner, c’est tracer un trait dessous. Barrer, c’est tracer un trait sur ce qu’on veut barrer. Colorier, c’est remplir de couleur. Lire ces mots ne signifie pas forcément connaître ces gestes.
Ce sur quoi on agit : le mot, l’objet ou la forme concernés.
Dans « Entoure le carré », il faut repérer le geste « entoure » et la forme « le carré ». Entourer le rond ferait le bon geste sur la mauvaise forme.
L’ordre : quelle action vient en premier.
« D’abord » annonce la première étape ; « puis » signifie ensuite. Dans une consigne à deux actions, on peut les montrer ou les redire l’une après l’autre avant de commencer.

Un exemple pour comprendre Écrivez les mots « lune » et « soleil ». Pour « Souligne lune puis barre soleil », on trace d’abord un trait sous lune, puis un trait sur soleil. Les gestes, les mots concernés et l’ordre sont précisés. Dans l’atelier, on retrouvera cette logique avec un carré et un rond.

Le point à garder en tête Si votre enfant colorie le carré au lieu de l’entourer, cherchez avec lui le mot qui indique le geste : « Que veut dire entourer ? Montre-le sur un autre dessin. » Reprenez une seule étape, sans faire l’exercice à sa place. Une difficulté à commencer ne prouve pas un manque d’attention.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Une feuille et deux crayons.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

1. Entourer2. Colorier

Exemple résolu : le carré est entouré ; le rond est colorié. Les deux actions ont été faites dans cet ordre.

Vous pouvez lui dire

« Pas besoin de tout faire d’un coup. Montre-moi la première chose à faire. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Qu’est-ce que tu comprends déjà ? »

    « Quelle première action pourrais-tu me montrer ? »

  2. Montrer ensemble

    Dessinez un carré et un rond. Dites : « Entoure le carré puis colorie le rond. »

    Faites montrer le carré et le rond. Expliquez un mot inconnu avant de poursuivre.

    Demandez de nommer ou montrer les deux actions, dans l’ordre. L’exemple illustré montre le résultat attendu.

  3. Le laisser essayer

    Dessinez un nouveau carré et un nouveau rond.

    Laissez réaliser la consigne, avec une relecture si besoin.

    Revenez au cahier : cherchez seulement la première action d’une vraie consigne.

Le repère pour le parent

Le carré est entouré, le rond est colorié. « Puis » indique l’ordre. Si un mot est inconnu, expliquez-le ou montrez un exemple avant de réessayer.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant sait par où commencer après une reformulation ou un mot expliqué.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Une lecture à voix haute, un mot expliqué ou une étape isolée lui permet-il de commencer ? Cet essai ne permet pas de conclure à un manque d’attention.

Adapter si c’est encore difficile

Commencez par une seule action si deux sont trop difficiles. Gardez les mots et les symboles utilisés en classe.

En parler avec l’enseignant

Si plusieurs consignes restent difficiles, apportez un exemple précis et demandez comment la classe les décompose.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Écriture · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il oublie des mots ou des signes en copiant

Savoir ce qu’il faut reproduire : les mots, les lettres, les espaces et les signes. Puis vérifier un morceau à la fois.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Les lettres et les mots : deux choses à regarder.
Le mot « chat » contient quatre lettres : c, h, a, t. Dans « Le chat dort. », il y a trois mots : Le, chat, dort. Le point n’est ni une lettre ni un mot. Copier demande de garder les lettres et les mots dans le même ordre.
Les espaces et les petits signes font aussi partie du modèle.
Dans cet exemple, un espace sépare Le et chat, puis un autre sépare chat et dort. La majuscule L marque le début de la phrase et le point sa fin. Les accents et les autres signes de ponctuation doivent aussi être reproduits quand ils sont présents.
Vérifier : comparer un petit morceau avec le modèle.
L’enfant regarde un morceau, l’écrit, puis retrouve où il en était dans le modèle. On peut comparer un mot à la fois, puis chercher les espaces et la ponctuation. Copier une lettre ou un mot peut suffire selon ce qui est travaillé.

Un exemple pour comprendre Modèle : « Le chat dort. » Copie : « Le chat dort » sans point final. Les trois mots sont bien là ; en comparant la fin des deux phrases, on repère le point oublié. Ajouter ce point suffit pour corriger cet exemple.

Le point à garder en tête Plutôt que « Tu n’as pas fait attention », essayez : « Regarde la fin du modèle, puis la fin de ta copie. Que manque-t-il ? » Si l’enfant ne trouve pas, montrez l’endroit à comparer. Ne faites pas recopier toute la ligne pour ce seul oubli ; faites une pause si écrire fatigue ou fait mal.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Une feuille, un crayon et un modèle placé à côté.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

Modèle : Le chat dort.

Copie fictive : Le chat dort

La copie reprend les trois mots ; il manque le point final. Ajoutez ce point à la fin : une seule correction suffit pour cet exemple.

Vous pouvez lui dire

« On compare un petit morceau. S’il manque quelque chose, on peut juste l’ajouter. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Quel petit morceau veux-tu copier d’abord ? »

    « Comment veux-tu comparer ta copie avec le modèle ? »

  2. Montrer ensemble

    Placez le modèle « Le chat dort. » juste à côté de la feuille.

    Lisez ensemble et faites montrer les trois mots, la majuscule et le point.

    Choisissez un morceau assez court pour être observé puis copié sans fatigue.

  3. Le laisser essayer

    Laissez copier la phrase à son rythme, ou un seul mot si cela suffit.

    Comparez avec le modèle en suivant du doigt, un morceau à la fois.

    Corrigez un oubli ensemble. Ne faites pas recopier toute la ligne pour un point manquant.

Le repère pour le parent

La phrase contient trois mots : Le / chat / dort. Elle commence par une majuscule et finit par un point. Corriger un oubli suffit : inutile de faire recopier toute la ligne.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant retrouve un oubli en comparant avec le modèle, seul ou avec vous.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Un modèle proche, un morceau plus court ou une pause facilite-t-il la copie ? Écoutez aussi la fatigue ou la gêne exprimée.

Adapter si c’est encore difficile

Utilisez l’écriture attendue dans le cahier. Une lettre ou un mot peut suffire selon ce qui est étudié ; le parent peut lire le modèle.

En parler avec l’enseignant

Si copier fatigue beaucoup, fait mal ou entraîne souvent des oublis, parlez-en à l’enseignant pour adapter le travail demandé.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Nombres · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il ne voit pas ce que valent les dizaines et les unités

Faire le lien entre un nombre écrit et des paquets de dix.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Une unité : ici, un objet.
Dix unités peuvent être regroupées en une dizaine. On peut défaire ce paquet et retrouver les dix objets.
La place d’un chiffre compte.
Dans 34, le chiffre 3 est à la place des dizaines : il représente trois dizaines, soit 30 unités. Le chiffre 4 représente quatre unités isolées.
Chiffre des dizaines et nombre total de dizaines.
Dans 134, le chiffre des dizaines est 3 ; le nombre contient en tout 13 dizaines complètes, car la centaine vaut aussi dix dizaines. Ce second repère se travaille quand la classe l’aborde.

Un exemple pour comprendre Avec 34 jetons : trois paquets de dix et quatre jetons seuls. 34 = 30 + 4. En ouvrant un paquet, on a toujours 34 jetons : deux paquets et quatorze jetons seuls.

Le point à garder en tête Si votre enfant lit 34 comme « trois et quatre », demandez de montrer ce que représente chaque chiffre avec les paquets. Ne confondez pas le chiffre des dizaines avec le nombre total de dizaines.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Au plus 34 jetons ou petits traits, et une feuille pour entourer les paquets.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

34 = 30 + 4

Trois paquets de dix jetons et quatre jetons isolés font 34. Si l’on ouvre un paquet, on garde la même quantité : deux paquets de dix et quatorze jetons seuls.

Vous pouvez lui dire

« Montre-moi un paquet de dix, puis les objets qui restent seuls. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Peux-tu me montrer un paquet de dix ? »

    « Que représentent les objets qui restent seuls ? »

  2. Montrer ensemble

    Faites trois paquets de dix jetons et posez quatre jetons seuls.

    Écrivez 34. Montrez ensemble les trois paquets, puis les quatre unités seules.

    Ouvrez un paquet : comptez deux paquets et quatorze unités. La quantité totale reste la même.

  3. Le laisser essayer

    Formez deux paquets de dix et six jetons seuls.

    Demandez combien il y a de jetons et ce que représente chaque chiffre.

    Écrivez le nombre ensemble et vérifiez en comptant les paquets et les unités.

Le repère pour le parent

Deux paquets de dix et six unités font 26. Dans 26, le chiffre 2 indique deux dizaines et le chiffre 6 six unités.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant montre un paquet de dix et les unités seules, avec votre aide si nécessaire.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Les paquets aident-ils à relier le chiffre à la quantité qu’il représente ?

Adapter si c’est encore difficile

Commencez par un seul paquet et quelques unités si c’est la notion travaillée en classe. Gardez les mots et dessins du cahier.

En parler avec l’enseignant

Si les échanges entre unités et dizaines restent difficiles, montrez un exemple à l’enseignant et demandez quel matériel est utilisé en classe.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Lecture · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il nomme les lettres mais ne les assemble pas

Distinguer le nom d’une lettre du son utilisé dans une syllabe.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Une lettre a un nom et peut correspondre à un son.
La lettre m se nomme « ème ». Dans cet exemple, elle correspond au son que l’on peut prolonger : « mmm ». La lettre a correspond ici au son « a ».
Assembler les sons aide à lire une syllabe.
On peut faire entendre le son « mmm » puis « a » en les rapprochant : on entend « ma ». On ne prononce pas le nom « ème » à la place du son.
Une syllabe est un morceau de mot prononcé d’un seul élan de voix.
On entend par exemple « ma » au début de « maman ». Ici, m et a sont deux lettres qui permettent d’écrire cette syllabe. Une syllabe peut comporter plusieurs sons ; une lettre n’est pas forcément une syllabe.

Un exemple pour comprendre Montrez m puis a. Faites entendre doucement « mmm », puis « a », en les rapprochant pour dire « ma ». Le nom de la lettre m est « ème », mais on ne lit pas « ème-a ».

Le point à garder en tête Si votre enfant nomme les lettres, accueillez cette réponse puis proposez : « Quel son fait m ici ? Essayons de le relier à « a ». » Utilisez seulement des correspondances déjà étudiées et la démarche de la classe.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Trois petits papiers, un crayon et le cahier de lecture.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

m a → ma

Pour le parent : le nom de la lettre m se dit « ème » ; son son peut se prolonger comme « mmm ».

Faites glisser le doigt sous les lettres en prolongeant « mmm » jusqu’au son « a », sans couper la voix : on entend « ma ».

On assemble le son « mmm » et le son « a » pour lire « ma ». Le nom de la lettre et le son que l’on assemble sont deux choses différentes.

Vous pouvez lui dire

« Quel son fait cette lettre ici ? Essayons de le joindre au suivant. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Peux-tu montrer la première lettre ? »

    « Quel son entend-on ici, avant de le joindre au suivant ? »

  2. Montrer ensemble

    Sur deux petits papiers, écrivez m et a, si ces lettres ont été étudiées.

    Montrez m en faisant entendre « mmm », puis a en faisant entendre « a ».

    Rapprochez les papiers. Faites glisser le doigt sous m puis a en passant de « mmm » à « a » sans couper la voix : dites « ma » ensemble.

  3. Le laisser essayer

    Si i a déjà été étudié, remplacez le papier a par un papier i.

    Montrez m puis i et laissez votre enfant essayer de rapprocher les sons.

    Relisez ensemble et revenez au cahier si nécessaire.

Le repère pour le parent

Avec m et i, on rapproche ici le son « mmm » et le son « i » pour lire « mi ». Le nom de la lettre m reste « ème » ; on utilise son son dans cet assemblage.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant montre une lettre ou rapproche deux sons avec votre aide.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Le fait de montrer les lettres et de rapprocher leurs sons aide-t-il à entendre la syllabe ?

Adapter si c’est encore difficile

Restez sur les lettres et sons déjà travaillés en classe. L’adulte peut montrer et dire la syllabe ; arrêtez si l’effort fatigue.

En parler avec l’enseignant

Si assembler des sons déjà étudiés reste difficile, demandez à l’enseignant quels supports et gestes de lecture sont utilisés en classe.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

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Écriture · CP · UN ESSAI COURT, SANS NOTE

Il colle les mots ou les coupe au mauvais endroit

Distinguer les mots des syllabes pour savoir où laisser un espace dans une petite phrase.

D’ABORD, LES REPÈRES POUR VOUS

Comprendre avant d’aider

Un mot écrit : un morceau de la phrase à reconnaître.
Dans « Le bateau arrive. », Le, bateau et arrive sont trois mots. Le petit mot « Le » compte autant que le mot plus long « bateau ». Le point termine la phrase : ce n’est pas un mot.
Un espace : un blanc qui aide à séparer les mots.
Dans cette phrase simple, on laisse un espace entre Le et bateau, puis entre bateau et arrive. À l’oral, on ne fait pas forcément une pause entre chaque mot : écouter les pauses ne suffit donc pas pour savoir où écrire les espaces.
Une syllabe : un morceau que l’on prononce.
Le mot « bateau » se prononce en deux syllabes, « ba » et « teau », mais s’écrit en un seul mot, sans espace au milieu. Compter les syllabes et compter les mots sont deux activités différentes.

Un exemple pour comprendre Écrivez « Le bateau arrive. ». Préparez trois étiquettes : Le / bateau / arrive. Une étiquette représente ici un mot, même si ce mot contient plusieurs syllabes. Posez-les dans l’ordre et laissez un petit espace entre elles ; ajoutez le point à la fin.

Le point à garder en tête Si votre enfant écrit « ba teau », montrez le mot bateau entier dans le modèle : « On entend deux morceaux, mais c’est un seul mot écrit. » S’il colle « Lebateau », comparez les deux premiers mots du modèle. Ne lui demandez pas de deviner toutes les frontières à l’oreille. Pour ce premier essai, évitez les apostrophes et les traits d’union, dont les conventions demandent d’autres explications.

LE MOMENT À DEUX

Faire un premier pas

Sur la table Une feuille, un crayon et trois petits papiers. Le parent écrit et lit les étiquettes si nécessaire.

UN EXEMPLE POUR VOIR LE GESTE

Le bateau arrive.

Trois mots : Le / bateau / arrive

Dans bateau : deux syllabes, « ba » et « teau », mais un seul mot écrit.

Chaque étiquette contient un mot entier. Deux espaces séparent les trois mots dans la phrase. Le point termine la phrase ; on ne le compte pas comme un mot. On n’ajoute pas d’espace entre les syllabes de bateau.

Vous pouvez lui dire

« On peut dire un mot en plusieurs syllabes et l’écrire d’un seul morceau. Regardons le modèle ensemble. »

À vous deux

  1. En parler

    Une question à la fois. Laissez le temps de montrer ou de répondre.

    « Peux-tu montrer un mot entier sur le modèle ? »

    « Dans bateau, entend-on plusieurs syllabes ? Est-ce que cela fait plusieurs mots écrits ? »

  2. Montrer ensemble

    Lisez « Le bateau arrive. » en montrant chaque mot écrit, sans découper bateau en deux étiquettes.

    Posez les trois étiquettes dans l’ordre. Faites montrer les deux espaces et le point final.

    Prononcez « ba-teau », puis montrez l’étiquette bateau entière : deux syllabes, un mot. Revenez à la phrase complète.

  3. Le laisser essayer

    Proposez, si votre enfant le souhaite, la nouvelle phrase « Le lapin dort. ». Lisez-la et laissez ce modèle visible.

    Préparez trois étiquettes : Le / lapin / dort. Invitez-le à les disposer avec un espace entre les mots et à ajouter le point.

    S’il en a envie, il peut copier la phrase, puis comparer les espaces avec le modèle. Manipuler les étiquettes suffit pour ce court essai.

Le repère pour le parent

« Le lapin dort. » contient trois mots et deux espaces entre les mots. Lapin se prononce « la-pin », mais reste un seul mot écrit, sans espace intérieur. Le point est placé après dort ; il ne compte pas comme un quatrième mot.

ET POUR LA SUITE

Repérer ce qui l’aide

C’EST DÉJÀ UN PETIT PAS

Votre enfant garde lapin en un seul morceau ou retrouve un espace grâce au modèle.

Inutile de tout réussir aujourd’hui.

Qu’est-ce qui l’a aidé ?

Le modèle et les étiquettes l’aident-ils à repérer un mot entier ? Observez séparément cette compréhension et l’effort nécessaire pour écrire.

Adapter si c’est encore difficile

Reprenez d’abord une phrase très courte du cahier, avec des mots déjà rencontrés. Vous pouvez déplacer les étiquettes pendant que votre enfant montre où les placer ; il n’est pas obligé de recopier.

En parler avec l’enseignant

Si les frontières entre les mots restent difficiles, apportez une courte production et demandez quels repères visuels et quels exemples la classe utilise.

« Sur cet exercice, voici ce qui a été difficile et ce qui l’a aidé. Quelle piste reprendre à la maison ? »

Ces pistes ne permettent pas de poser un diagnostic. Les échanges se font à voix haute : aucune réponse à saisir.

Sur quels repères s’appuient ces ateliers ?
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